"Il y a deux routes devant nous. On verra laquelle on prendra...". Aux yeux de Valon Behrami, ce Grèce - Suisse au Pirée est le match de la vérité. "Nous restons sur deux terribles désillusions, l'EURO et le Luxembourg, lâche-t-il. Mercredi, nous saurons à quel niveau nous nous situons vraiment".
Même s'il n'est âgé que de 23 ans, le joueur de West Ham a déjà une certaine expérience, acquise lors de ses cinq ans dans le Calcio, qui lui permet de poser les données du match. "Les Grecs ne vont pas se livrer, lance-t-il. Avec leurs trois victoires lors des trois premiers matches, il peuvent jouer très tranquillement. Je crois qu'un nul ne les dérangera pas. Quant à nous, seule la victoire nous relancera dans ce groupe. En cas de défaite en revanche, nous nous retrouverons dans une situation bien délicate".
Valon Behrami n'ignore rien du potentiel offensif de l'adversaire. "Avec Charisteas, Gekas et Samaras, les Grecs possèdent vraiment trois attaquants de grande valeur, poursuit-il. Je redoute surtout leur efficacité sur les balles arrêtées. Mais nous n'avons pas à avoir peur des Grecs. Je pars mercredi pour gagner ce match. Nous avons les moyens de nous imposer."
Avec Stefan Lichtsteiner, qui lui a succédé à la Lazio, Valon Behrami forme sur le flanc droit un duo qui amène un petit grain de folie dans le jeu de l'équipe de Suisse et qui a tant manqué contre le Luxembourg. "On s'entend bien tous les deux. C'est vrai que l'on ne cesse de prendre le couloir, lâche-t-il. Mais mercredi soir, nous n'oublierons pas de défendre."
La petite piqûre de rappel administrée par Ottmar Hitzfeld ces derniers jours n'a pas été inutile. "Le coach m'a quelque peu recadré", avoue Valon. Les deux compères sont pleinement conscients de leurs responsabilités. En la personne de Samaras, le joueur du Celtic, ils auront à faire à un client très dangereux. "Stefan a réussi son début de saison avec la Lazio, glisse Behrami. Quant à moi, je suis heureux de mes performances avec West Ham. Nous n'avons aucune raison de douter, non ?"